jeudi 29 septembre 2011

Cocorico

Pas de billet aujourd'hui !

Si vous voulez des news vous n'avez qu'à m'appeler sur mon portable français à partir de vendredi 30 septembre, 8h56.

Douce France... cher pays de mon enfance...

mardi 27 septembre 2011

Le nouveau stand de Whole Foods:



Quand je suis passé à la caisse avec ma petite mousse impériale et ma baguette, on m'a demandé : "oh vous faites une soirée entre amis". Bah non, c'est mon déjeuner...

jeudi 22 septembre 2011

Bear Peak

Le lendemain de mes prelims, pour relacher la pression, je suis allé à Bear Peak avec quelques potes du labo. C'est le pic qui domine Boulder, il se trouve au sud des trois fameux Flatirons, et il possède lui-même quelques petits flatirons. Ce n'est pas un forteener (>14000 pieds = 4250m) ni même un thirteener (>13000 pieds = 3950m), mais il est magnifique, surtout quand on l'observe au lever du soleil (6h42).

Je ne sais pas si c'est l'appareil photo ou la compression jpeg, mais si vous ouvrez la photo à sa taille originale et que vous regardez les sapins, on dirait un tableau.

L'aube c'est également le moment rêvé pour observer la wildlife. Si vous pouviez voir à travers l'arbre au premier-plan à droite, vous apercevriez une harde de cervidés. Et si vous nous aviez accompagnés, vous auriez également pu sentir la fine odeur d'urine de puma, près du sommet. On était pas super rassurés !


mardi 20 septembre 2011

Les préliminaires, parlons-en

Voilà la raison qui m'a eloignée du blog la semaine dernière :



Mes examens preliminaires, preliminary exams dans la langue de Secouelalance, à l'Université du Colorado consistent en deux tests qui évaluent le niveau technique de l'étudiant en Ph.D. Chaque année, entre 15% et 45% des élèves se vautrent sur ce test. Si on foire, on a le droit de le repasser -- mais on perd un an -- et surtout, l'année suivante, il n'y a plus droit à l'erreur. Un deuxième échec et c'est l'éjection du Ph.D..

Le premier test est un écrit de 6h, au cours duquel nous sommes testés sur trois sujets différents. Pour ma part c'était : astrodynamique, mécanique générale, et automatique sur systèmes linéaires. Sans être particulièrement velus, les sujets demandaient quand même une certaine maitrise des principes de l'ingéniérie et de bonnes notions de maths.

Le second test est un oral d'environ 1h, au cours duquel les trois professeurs correspondants aux précédents trois sujets nous interrogent, dans le souci d'être bien sûrs qu'on a tout compris. Ou plutôt, qu'on ne s'est pas contenté de recopier un bouquin : le test écrit étant "open everything", on amène bouquins, corrigés d'exos, etc. Certains amènent des dizaines de bouquins (entre 15 et 20 quoi) et des centaines (sans déconner) d'exos corrigés, et il est donc très probable qu'ils aient dans cette masse la solution d'un des problèmes posés. La plupart des élèves craignent donc davantage les oraux, forme d'examen qu'ils ne connaissent pas et pour lequel on a le droit à absolument rien : pas un bouquin, pas une caltos, rien... Mais selon votre serviteur, c'est davantage l'écrit qui est à craindre car comme le dit le proverbe chinois "Qui bloque devant sa feuille... bloque devant sa feuille". Alors que "Qui bloque au tableau... se fait défoncer mais finit l'exo."

Comme vous le voyez sur la photo, les professeurs ont jugé que mes connaissances techniques étaient satisfaisantes, écrit comme oral. Et j'ai même démontré des compétences pour la recherche yeeepeee !

And now for something completely different, je retourne prouver que la topologie euclidienne de Rn coincide avec la topologie produit des n topologies de l'ordre sur R.

mardi 6 septembre 2011

Le Camp Gobelin

Je ne résiste pas à balancer cette photo, tirée d'une balade à Longs Peak effectuée il y a déjà un certain temps (la balade où on s'est pris un orage sur la tronche).

Forêt des Gobelins - Camp (gobelin bien sûr)
Réchauds uniquement (=ne faites de feu, ça pourrait les attirer !)

Tout ça pour dire que les Américains donnent des noms marrants aux lieux. Ils utilisent parfois les noms indiens, mais c'est très souvent des appellations fabriquées par les colons, à partir de mots indiens, certes, mais pas véritablement le nom que les indiens donnaient au lieu. D'ailleurs, ils ne donnaient pas toujours des noms à tout bout de champ. Les colons ont dû donc inventer ces noms, et malheureusement c'est un peu toujours la même chose. Le plus souvent on tourne autour des mêmes dénominations de rues, quand seulement elles ont un nom : Walnut, Broadway, Pine par exemple se retrouvent dans quasiment tous les bleds, même les plus paumés.

Mais parfois, ils font preuve d'imagination, comme ici ce panneau que l'on pourrait croire sorti d'une campagne de D&D. Sauf peut-être la mention concernant les réchauds. Pas très med-fan RP tout ça...

jeudi 1 septembre 2011

L'attaque du Pika

La grande nouvelle de la semaine, c'est que France Inter a changé de jingle ! Je vous assure c'est un choc.

Sinon, pour plus d'aventures américaines... aujourd'hui... le pika. C'est une sorte de grosse souris sans queue que l'on trouve dans les Rocheuses. C'est ma foi fort mimi, surtout quand le pika en question semble ne pas bien comprendre ce qui se passe autour de lui.



Nous redescendions du Mt Audubon, quand, à peu près vers 4000m, un pika nous barra la route. Normalement, ils comprennent la différence de taille -- hé de taille -- qui nous séparent aussi ils s'enfuient en criant. Mais pas lui. Cette fois, vous n'avez pas droit à une photo mais à une vidéo. Le comportement étrange de l'animal se produit autour de 0:55.

mardi 30 août 2011

Pasadena 2

Les palmiers, y'en a vraiment partout à Pasadena. Roulez sur la moindre route et vous vous croyez dans un film Hollywoodien.


Californiaaaaaaa

Billet un peu cheap. Mais nous sommes ici en période de rush pour cause de "preliminary exams". Crunch time.

mardi 23 août 2011

Pasadena

Californiaaaaaaaaaaaaa!


A moi les rues bordées de palm trees, la conduite à la toulousaine et la bise a la french!

Je suis en ce moment à Pasadena, avec une tripotée de hauts pontes de la recherche sur astéroide. Je ne citerai par exemple que Kawaguchi-san qui m'a proposé, voilà quelques minutes, d'aller me meuler au saké dans un bar coréen. Bon, bien sûr personne ne connait ce nom, mais c'est un peu notre Neil Armstrong à nous les fans d'astéroïde...

Entre deux croissants et trois cochons rotis, je visite le campus de Caltech. Qui est tout sauf un campus ! La photo de la semaine a été prise dans le jardin d'un de leurs bâtiments de cours. Parterres plantés, à l'ombre des arbres, sur des tables de picnic estival, on aperçoit de temps à autres des élèves qui finissent leurs devoirs. Au fond, un grand bassin nous sépare du Wedding Cake, grand bâtiment rond en forme de gateau de mariage, lieu des réceptions et des célébrations pour les caltechiens.

Ceci étant, le campus laisse un peu perplexe : pas de style architectural défini, pas de ligne d'horizon (toujours un putain d'arbre qui t'empêche de voir au delà de 10m, c'est une jungle cet endroit!), et surtout c'est assez... petit. Quand on est habitué à CU Boulder.

Faudrait que je refasse un tour à Supaéro moi un de ces quatre. Juste pour voir.

jeudi 18 août 2011

Buffalo ! Le retour...

Après la photo qui se voulait classe, voilà une photo de buffalo plus intéressante sans doute...

Nous étions tranquillement à rouler sur la route quand soudain nous avons aperçu un bouchon. Un bouchon, au Yellowstone, cela ne veut dire qu'une seule chose: "wildlife!!!". Nous avons vite compris qu'il s'agissait d'un troupeau de bison bison. Nous avons donc entrepris en train de photographier les bestiaux, du côté droit de la voiture. Ils étaient TRES près, peut-être 5 ou 6 mètres, malheureusement un arbre cachait le plus gros spécimen. On me demande donc de reculer pour pouvoir photographier la bête. Aucune voiture derrière donc je recule très lentement, plus attentif à la bête à ma droite qu'au plaintif "Simon arrête, on a assez reculé là" que l'on me chuchote depuis l'arrière de la voiture.

Comme la remarque se fait répéter, chaque instant plus pressante et moins assurée, je décide de regarder une nouvelle fois dans... la caméra de recul que possède notre Chrysler 300. Je crois que la photo se suffit à elle-même.

"Simooooon..."
La bête dégagea la route puis contourna lentement la voiture. Entre les sourds beuglements de ses congénères, il approcha la tête de la vitre arrière droite de la voiture. Au milieu de l'épaisse toison, il y avait un oeil qui regardait.
L'oeil voyait Maman.
Maman reconnut le bison.