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jeudi 4 août 2011

Et galèèèèèère...

Ce post est à visionner avec ceci en fond sonore : cliquez-moi.

Mes parents sont en ce moment même coincés à Denver... dans l'avion... sur le tarmac... parce que rejoindre le Hub pour les faire descendre serait trop dangereux : la tempête se déchaine sur les plaines du Colorado. Moi, dans tout ça, je suis un peu blasé ; cela fait un mois que nous avons tous les jours (pour être honnête on doit en être à 25j/30) un orage bien sympa sur le coup de 17h ou 18h. Vu de chez moi ça donne ça :



Assez souvent, on a, au plus fort de l'orage, un impact de foudre toutes les 3 secondes. Ces ionisations aériennes sont d'ailleurs tellement rapprochés que, appuyé par un écho sur les Flatirons, c'est un roulement de tonnerre permanent qui accompagne la tempête. Sur cette photo, j'aimerais préciser que les flaques que vous voyez au bord de la passerelle ne sont pas une facétie de l'ingénieur qui aurait décidé de façonner un creux à cet endroit. Non, c'est bien une flaque "dynamique", un lac formant à son aval une cascade et alimenté par ces cataractes célestes que la météo appelle, pudiquement, "heavy showers".

Je souhaite bonne chance à mon papa et à ma manman... Au moins, comme ça, ils comprennent ce que j'ai vécu lors de mon arrivée à Boulder, il y a de ça... 1 an... déjà...

Muhahahahahahahahahahaha !!!

mardi 19 juillet 2011

Caillasses saillantes et cailloux casse-couilles

Passés les 3600m d'altitude, les Rocheuses ça devient ça :
(photo prise près du "keyhole" de Longs Peak)

- J'en ai ma claque, il faut qu'on campe !
- Ici ça me semble très bien !
- Mais non bordel !!! Y'a que des caillasses ici !!!

Oubliez les sentiers, car au lieu de marcher, de rocher en rocher, il faut plutôt sauter. Amusant au premier bond, c'est vite lassant. Quand l'orage arrive, ça devient effrayant. Imaginez-vous donc, des tonnes de rocaille, poncées par les éons, saturées de ferraille, secouées d'un sinistre roulement de tonnerre, tandis qu'au loin zébrant les nuages, frappant la terre, un éclair illumine la nuit tombée trop tôt.

Bref, on s'en est bien tiré, mais on a eu chaud !

(J'ai le rythme dans la peau moi aujourd'hui...)